Notre Histoire
Au cœur d’un héritage culturel
SON PARCOURS
Patu n’est pas seulement tatoueur. Il est porteur d’une culture, celle de ses ancêtres polynésiens, qu’il défend et transmet avec conviction depuis de nombreuses années.
Son chemin a commencé très jeune comme danseur, avant de le mener bien plus loin que ce qu’il imaginait.
En 2016, il endosse le rôle de « raatira ti’ati’a », meneur de troupe sur la scène mythique de « To’ata » au « Heiva i Tahiti », où il livre une prestation très remarquée. Par la suite, il continue en tant qu’orateur aux festivités du « Marae Arahurahu ».
SON PARCOURS
Patu n’est pas seulement tatoueur. Il est porteur d’une culture, celle de ses ancêtres polynésiens, qu’il défend et transmet avec conviction depuis de nombreuses années.
Son chemin a commencé très jeune comme danseur, avant de le mener bien plus loin que ce qu’il imaginait.
En 2016, il endosse le rôle de « raatira ti’ati’a », meneur de troupe sur la scène mythique de « To’ata » au « Heiva i Tahiti », où il livre une prestation très remarquée. Par la suite, il continue en tant qu’orateur aux festivités du « Marae Arahurahu ».
La langue comme héritage
Au détour d’une période de doute, Patu ressent le besoin de creuser plus profond. Pas seulement danser ou tatouer, mais comprendre d’où il vient, quelle est sa place dans cette culture qu’il porte, de revenir à la source. Cette quête commence par l’essentiel: la langue, le « reo tahiti ».
En 2017, il rencontre Tihoti Barff, qu’il surnomme affectueusement Uncle. Conférencier et maître de cérémonie, celui-ci est gardien d’un savoir rare sur la langue, les traditions ancestrales et l’histoire du tatouage ,d’avant son interdiction en 1819 sous l’influence des missionnaires jusqu’à sa renaissance.
Uncle Tihoti devient son mentor. Grâce à lui, Patu trouve le guide qui lui manquait. C’est ainsi qu’il ancre ses bases et se perfectionne dans l’art oratoire. Il s’impose progressivement sur les scènes du « Heiva i Tahiti » et du « Hura Tapairu », et remporte le premier prix de sa catégorie, au concours oratoire « A Parau Ti’a Mai » trois années consécutives : 2023, 2024 et 2025.
La langue comme héritage
Au détour d’une période de doute, Patu ressent le besoin de creuser plus profond. Pas seulement danser ou tatouer, mais comprendre d’où il vient, quelle est sa place dans cette culture qu’il porte, de revenir à la source. Cette quête commence par l’essentiel: la langue, le « reo tahiti ».
En 2017, il rencontre Tihoti Barff, qu’il surnomme affectueusement Uncle. Conférencier et maître de cérémonie, celui-ci est gardien d’un savoir rare sur la langue, les traditions ancestrales et l’histoire du tatouage ,d’avant son interdiction en 1819 sous l’influence des missionnaires jusqu’à sa renaissance.
Uncle Tihoti devient son mentor. Grâce à lui, Patu trouve le guide qui lui manquait. C’est ainsi qu’il ancre ses bases et se perfectionne dans l’art oratoire. Il s’impose progressivement sur les scènes du « Heiva i Tahiti » et du « Hura Tapairu », et remporte le premier prix de sa catégorie, au concours oratoire « A Parau Ti’a Mai » trois années consécutives : 2023, 2024 et 2025.
Dans l’âme des cérémonies
L’apprentissage continue. Aux côtés d’Uncle Tihoti, Patu participe à des cérémonies traditionnelles comme la Journée mondiale du cocotier, célébrée le 2 septembre en Polynésie française, journée qui honore la place centrale de cet arbre de vie dans la culture et le quotidien de son peuple.
Il s’engage aussi dans les cérémonies du « Matari’i i ni’a », la levée des Pléiades annonçant la période d’abondance, et du « Matari’i i raro », leur descente marquant la saison sèche.
C’est auprès de Tunui Salmon, autre figure emblématique de la culture « maohi », qu’il approfondit ces connaissances et avance pas à pas vers le statut qu’il convoite : devenir un « Arioi » ** dans le monde d’aujourd’hui.
Lors de ses déplacements à l’étranger, Patu propose également des conférences sur la danse, le tatouage et la langue polynésienne, cherchant à faire rayonner cette culture au-delà de son île.
**Les Arioi étaient une société traditionnelle polynésienne ancienne, groupe d’artistes (danseurs, conteurs), liée aux cultes et aux cérémonies. Ils jouaient un rôle important dans la culture et les rituels, notamment à travers les spectacles et pratiques liés aux anciens dieux polynésiens.
Dans l’âme des cérémonies
L’apprentissage continue. Aux côtés d’Uncle Tihoti, Patu participe à des cérémonies traditionnelles comme la Journée mondiale du cocotier, célébrée le 2 septembre en Polynésie française, journée qui honore la place centrale de cet arbre de vie dans la culture et le quotidien de son peuple.
Il s’engage aussi dans les cérémonies du « Matari’i i ni’a », la levée des Pléiades annonçant la période d’abondance, et du « Matari’i i raro », leur descente marquant la saison sèche.
C’est auprès de Tunui Salmon, autre figure emblématique de la culture « maohi », qu’il approfondit ces connaissances et avance pas à pas vers le statut qu’il convoite : devenir un « Arioi » ** dans le monde d’aujourd’hui.
Lors de ses déplacements à l’étranger, Patu propose également des conférences sur la danse, le tatouage et la langue polynésienne, cherchant à faire rayonner cette culture au-delà de son île.
**Les Arioi étaient une société traditionnelle polynésienne ancienne, groupe d’artistes (danseurs, conteurs), liée aux cultes et aux cérémonies. Ils jouaient un rôle important dans la culture et les rituels, notamment à travers les spectacles et pratiques liés aux anciens dieux polynésiens.
Le feu, une passion inattendue
En 2022, lors d’un tournage en bord de mer, une brindille enflammée portée par le vent se pose sur le costume végétal sec que porte Patu. En quelques secondes, le feu l’enveloppe. Pris de panique, et ne pouvant se défaire de son costume, il court vers la mer à quinze mètres de là. Ce réflexe le sauve. Il ressort de l’incident avec des brûlures au deuxième et troisième degrés dans le dos.
Les cicatrices se sont estompées depuis, mais le choc émotionnel est bien présent. Patu choisit de ne pas en rester prisonnier. En 2023, il se rapproche de Leon Teai, maître de danse du feu, dont l’école a formé plusieurs champions reconnus. Sous sa direction, Patu apprend à ne plus subir le feu mais à le dompter, et ne faire qu’un avec lui. Aujourd’hui il danse avec ce feu qu’il craignait. Il y a trouvé une liberté inattendue, et dans l’équipe de Leon, une nouvelle famille.
Le feu, une passion inattendue
En 2022, lors d’un tournage en bord de mer, une brindille enflammée portée par le vent se pose sur le costume végétal sec que porte Patu. En quelques secondes, le feu l’enveloppe. Pris de panique, et ne pouvant se défaire de son costume, il court vers la mer à quinze mètres de là. Ce réflexe le sauve. Il ressort de l’incident avec des brûlures au deuxième et troisième degrés dans le dos.
Les cicatrices se sont estompées depuis, mais le choc émotionnel est bien présent. Patu choisit de ne pas en rester prisonnier. En 2023, il se rapproche de Leon Teai, maître de danse du feu, dont l’école a formé plusieurs champions reconnus. Sous sa direction, Patu apprend à ne plus subir le feu mais à le dompter, et ne faire qu’un avec lui. Aujourd’hui il danse avec ce feu qu’il craignait. Il y a trouvé une liberté inattendue, et dans l’équipe de Leon, une nouvelle famille.
Transmettre pour continuer
À travers son parcours et sa quête de culture, Patu tient à remercier chacune des personnes qui ont accepté de partager leur savoir avec lui, afin qu’il puisse, à son tour, le transmettre aux plus jeunes.
Aujourd’hui, il poursuit ce chemin entre création, exploration et transmission, avec la volonté de faire vivre cette culture au présent et de la porter vers l’avenir.
Transmettre pour continuer
À travers son parcours et sa quête de culture, Patu tient à remercier chacune des personnes qui ont accepté de partager leur savoir avec lui, afin qu’il puisse, à son tour, le transmettre aux plus jeunes.
Aujourd’hui, il poursuit ce chemin entre création, exploration et transmission, avec la volonté de faire vivre cette culture au présent et de la porter vers l’avenir.
